Vendredi 31 juillet 2009
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La loi des finances complémentaires(prouvant la maîtrise budgétaire) pour 2009, vient de donner un coup
de massue au peu de crédibilité donné à la gestion économique de notre pays, par tous nos partenaires étrangers, notamment les potentiels investisseurs. Bien entendu, il faut souligner
que même ce peu de crédibilité n'est pas imputable au génie de nos gouvernants, mais à la manne financière générée par ce don du ciel ou de la nature ( à chacun ses croyances) qu'est le
PETROLE. En retirant l'article sur la rétroactivité de la mesure de cession de
30% du capital des sociétés d'importations étrangères à des investisseurs nationaux, on démontre le peu de sérieux
dans l'élaboration de la prise de décision sur le plan économique. car sans être un juriste, le simple bon sens nous aurait évité cette giffle, en prenant simplement en compte que nous
sommes intégrés dans une économie de marché ou nous sommes loin d'être en position dominante pour imposer un retour en arrière. En supprimant le crédit à la consommation autre qu'immobilier, notamment pour les banques privées, on remet en cause le fondement même de l'économie de marché, à savoir la LIBERTE d'entreprendre, en sapant tout un secteur d'activité de nombreuses banques étrangères et en
brisant les rêves de milliers sinon de millions de nos concitoyens, pour qui l'achat d'une voiture, d'un frigidaire, d'un climatiseur, d'un meuble.....etc , est tributaire d'un crédit. Pour quel
résultat ? . A bien y regarder, si on peut comprendre le souci de priviliégier l'immobilier, si on admet que nos banques en tant que simple organes administratifs, peuvent être soumises à des
injonctions, il me parait difficile de faire admettre à une banque étrangère, une ingérence dans sa gestion, d'autant plus que l'augmentation de l'offre de crédit immobilier n'implique pas une augmentation de la demande vue la faiblesse des salaires des ménages et les coûts des logements, sauf
à éliminer les règles prudentielles et les remplacer par du social ( donner un crédit de 2 000 000 DA à un couple qui touche 18 000 ou 25 000 DA) De plus,les besoins de la population sont divers et tout le monde n'est pas à la recherche d'un logement. Si l'on veut
réduire la consommation pour réduire la facture des importations, alors ne pénalisant pas le pauvre citoyen,en le privant du minimun vital, mais
cherchons des solutions idoines. Mais ceci est une affaire de bonne gouvernance.
Par aigle du djurdjura
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